Souvenirs d'un volontaire. Campagne 1870-1871… (1872)
“ Heureusement le lieutenant avait à sa boutonnière le sifflet réglementaire, instrument précieux pour les signaux de francs-tireurs et emprunté à la marine. C'est le seul son qui domine le bruit des flots en courroux, de l'orage qui gronde, du canon qui tonne. Je le comprends maintenant par expérience, car le sifflet du lieutenant domina le ronflement du caporal de Pommeroye. Quel puissant engin ! Tout le monde s'éveille en sursaut, et le ronfleur luimême, disant, comme tous ceux qui ronflent à bras fermés : « Mais non, je ne dormais pas. » Ou bien. « Je vous » assure, ce n'est pas moi. » ”
