Résumé

Marcel Lescot Notes et impressions d'un volontaire de 1870 (1901)

En marche hors Batilly ; une batterie au galop,
conduite par un officier à lunettes, sur les caissons et à cheval, artilleurs mêlés de moblots. Un fossé, vivement de la terre, une haie le comblent et tout passe. — A combien ? crie l'officier à notre aumônier. - A 1.200 mètres, répond carrément celui-ci. Les canons sont pointés, nous nous couchons devant, à leur garde ; premier coup, une des pièces prussiennes qui canardaient Batilly est mise sens dessus dessous — celles-ci se déplacent et ripostent ; les obus français et prussiens se croisent au-dessus de nous.
Source : Gallica

Marcel Lescot Notes et impressions d'un volontaire de 1870 (1901)

Nous avions bien résisté au désir de brûler Orléans ! Si je m'exprime ainsi, il faut, pour le comprendre, se mettre à la place d'hommes enragés par une défaite injuste, par la vue de lâchetés, par des calomnies et des fatigues outrées. Irrité, je lâche ces capons, remonte en voilure jusqu'à Onzain afin d'arriver à Amboise, car je supposais que le corps Cathelineau devait suivre la Loire et refaire la route inverse de l'aller.
Source : Gallica

Marcel Lescot Notes et impressions d'un volontaire de 1870 (1901)

Nous quittons la Mairie sans regret pour gagner la forêt d'Orléans. Dans les environs se trouvait une ferme où Cathelineau voulait se loger. Refus du fermier. Mais nous intervenons, et, avec la permission du chef, nous invitons ce misérable à partager la litière de son pourceau ! Des volontaires comme nous, abandonnant tout, avaient le droit d'être furibonds de ce manque de patriotisme. Les hommes qui restaient chez eux ne valaient pas cher ; en revanche, les femmes nous faisaient la soupe, se privaient de tout, nous appelaient leurs enfants ; je n'ai vu une exception qu'à Vibraye.
Source : Gallica

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