Résumé

Le combat d'Epinal (12 octobre 1870… (1871)

“ Les Prussiens étaient dans la forêt qui s'étend au bas de la ferme. Assaillis par un véritable ouragan de projectiles, quelques gardes nationaux se replient sur le jardin par l'allée des peupliers, une partie d'entre eux s'embusquent derrière chaque accident de terrain. Dix restent dans le vaste enclos de Failloux, et à la partie nord du mur circulaire ils établissent des meurtrières d'où ils canardent avec fureur les rangs ennemis.
Les balles prussiennes sifflaient par centaines.
”
Source : Gallica

Le combat d'Epinal (12 octobre 1870… (1871)

“ On avait cru, sur une hauteur apercevoir deux Prussiens. La voiture du général s'arrêta dans un chemin creux : deux Gris furent détachés et partirent bride abattue à travers champs ; cependant le général descendu de voiture, escaladait un talus voisin, qui menait à un champ de pommes de terre. En passant devant quelques gardes nationaux, il remarqua leur allure assez martiale, et s'enquit d'où ils venaient: - Ce sont des gardes nationaux d'Epinal.
— Ah ! dit le général, Eninal, bonne et brave ville ! Si tout le monde avait fait comme elle, les Prussiens ne seraient pas dans les Vosges.
”
Source : Gallica

Le combat d'Epinal (12 octobre 1870… (1871)

“ La ville était en révolution. La place des Vosges était envahie par un flot de populaire fiévreux, furieux, surtout en ce qui concerne le sexe faible, qui faisait rage, jetait feu et flamme. Certes, si les Prussiens se fussent montrés alors, les dames françaises leur eussent arraché les yeux. Enfin, tout alla pour le mieux ; l'expédition dura trois jours; on ne vit nulle part l'ennemi, du moins de trop près. On coucha gaiement en plein air, sous les sapins des Vosges, par un froid glacial, mordu par une bise endiablée. Les nuits d'octobre sont terribles dans nos montagnes. ”
Source : Gallica

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