Résumé

Maurice Vélin Rambervillers en 1870 : défense d'une ville ouverte (1895)

L'armée française était en retraite sur Epinal et Besançon ; Strasbourg était tombé aux mains des Allemands qui s'avançaient à travers les Vosges. La garde nationale de notre département abandonné n'avait donc plus sa raison d'être, qui était de prêter main forte aux troupes régulières, de maintenir leurs communications, et de les renseigner ; on ne lui demandait pas de lutter seule, sans appui, sans espoir, sans utilité pour la Patrie, au risque de compromettre la ville elle-même et les habitants.
Source : Gallica

Maurice Vélin Rambervillers en 1870 : défense d'une ville ouverte (1895)

Les Prussiens envahissent sa chambre. Ils aperçoivent derrière les rideaux les pieds d'un homme : c'était Joseph Dubas, le frère du moribond ; faible d'esprit, il s'était caché par peur.
Les soldats lui mettent dans la bouche un canon de fusil, et lui font sauter la cervelle. Ils épargnent le blessé.
A ce moment, l'abbé Grégoire, vicaire de la paroisse, administrait les derniers sacrements à Mangin, ce pauvre garçon dont une balle avait traversé la tête. Une dizaine de soldats entourent soudain le prêtre ; ils croisent la baïonnette, et font à plusieurs reprises le simulacre de le tuer.
Source : Gallica

Maurice Vélin Rambervillers en 1870 : défense d'une ville ouverte (1895)

La défense de Rambervillers égale au moins en héroïsme celles de Saint-Quentin et de Châteaudun, car ici nous ne suivions pas au combat des troupes régulières ou des francs-tireurs : nous combattions de notre propre mouvement et avec nos seuls moyens ; nous compromettions la vie et la fortune des habitants pour sauver l'honneur.
Source : Gallica

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