Résumé

Les horreurs de l'invasion, 1870-1871 (1913)

Alors que la nation entière est appelée aux armes, on a fusillé impitoyablement non seulement des paysans soulevés contre l'étranger, mais des soldats pourvus de commissions et revêtus d'uniformes légalisés. On a condamné à mort ceux qui tentaient de franchir les lignes prussiennes, même pour leurs affaires privées. L'intimidation est devenue un moyen de guerre; on a voulu frapper de terreur les populations et paralyser en elles tout élan patriotique. Et c'est ce calcul qui a conduit les états-majors prussiens à un procédé unique dans l'histoire : le bombardement des villes ouvertes.
Source : Gallica

Les horreurs de l'invasion, 1870-1871 (1913)

Officiers et soldats ne sont sauvés d'un massacre général que par l'intervention personnelle du grandduc de Mecklembourg.
Les prisonniers, au nombre de huit cent cinquante, se mettent en marche. Au bout de deux heures, au moment où la colonne arrive aux premières maisons de Passavant, un mobile quitte les rangs pour aller boire au ruisseau. Croyant qu'il se sauve, un Prussien tire sur le malheureux. Ce coup de feu est le signal d'un affreux massacre. Les uhlans se précipitent sur les mobiles désarmés et les abattent à coups de sabre et de lance.
Source : Gallica

Les horreurs de l'invasion, 1870-1871 (1913)

Le coup fait, les francs-tireurs disparaissent, et lorsque les Prussiens arrivent sur les lieux, ils ne trouvent plus personne. C'est alors contre les habitants innocents et désarmés qu'ils tournent leur fureur. Le maire, les notables, les femmes elles-mêmes traînées hors de leurs demeures et parquées dans la gare sont odieusement brutalisées par ces sauvages qui les frappent à coups de crosse, à coups de poing et leur crachent au visage.
Source : Gallica

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