Édouard Fournier

Édouard Fournier

Résumé

Portrait de Édouard Fournier Édouard Fournier Les Prussiens chez nous (1871)

Voilà, monsieur le rédacteur, ce que je n'ai pas voulu laisser ignorer. La guerre a ses rigueurs; mais elle a ses règles aussi, basées sur les lois de l'honneur et de l'humanité. Ces lois, Bavarois et Prussiens qui étiez à Bazeilles, vous les avez violées. Vous avez flétri votre victoire. J'en appelle au monde, à l'histoire qui vous jugera. Et je demande si vous avez le droit d'ériger en principe que vous pouvez tuer les femmes et les enfants d'un village dont les habitants, vous voyant arriver, défendent leurs foyers et la patrie.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Fournier Édouard Fournier Les Prussiens chez nous (1871)

À Villeneuve-Saint-Georges, les Prussiens n'eurent pas plus de pitié. Ils s'y attaquèrent surtout au château de Beauregard, si bien en vue au-dessus du village. Un grand nom, le nom de Balzac, dont la veuve en a fait une habitation princière, aurait dû lui être une sauvegarde. Au contraire, ces érudits, ces lettrés, qui sont arrivés à la littérature sans passer par la civilisation ; ces savants, qui n'ont appris que pour savoir où mieux détruire et où mieux prendre, ne virent là qu'une occasion de satisfaire tout à la fois leur rapacité et leur haine.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Fournier Édouard Fournier Les Prussiens chez nous (1871)

Un journal anglais, le Neuwcastle Chronicle, l'a, sur ce point, très-ironiquement malmenée : « On ne doit pas, à ce qu'il semble, dit-elle, permettre à des Français de faire ce qui, pour des Prussiens, serait un saint devoir. La patrie allemande est une terre sacrée, privilégiée, la vôtre est un butin prédestiné aux favoris du ciel!.... Comment osez-vous agir comme si vous étiez des Allemands ayant une patrie à servir et à aimer de tout votre coeur ! »
Source : Gallica

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