Résumé

Émile Delerot Versailles pendant l'occupation… (1873)

La population de Versailles se trouve depuis un mois dans une douloureuse situation. Elle subit chaque jour ce que la guerre a de plus pesant sans pouvoir prendre sa part de la lutte. Isolée à la fois de Paris et du reste de la France, enfermée dans les lignes allemandes, devenue le quartier-général de l'ennemi, notre ville, étroitement gardée, est comme un prisonnier de guerre qui ne reçoit que de loin en loin des nouvelles de la patrie.
Source : Gallica

Émile Delerot Versailles pendant l'occupation… (1873)

On dira sans doute qu'on a déjà beaucoup donné à Versailles; mais en voyant les efforts si dévoués, si infatigables de la charité étrangère (jusque de l'autre côté de l'Atlantique) pour atténuer les affreuses conséquences de la guerre, ne serons-nous pas jaloux de suivre un si bel exemple? Si nous avons déjà fait quelque chose, ne voudrons-nous pas faire encore davantage ?
On peut se figurer tout ce qu'il faut pour coucher, soigner et nourrir seize mille blessés, et sans des prodiges de dévouement et de charité, comment pourrait-on soulager de si grandes souffrances?
Source : Gallica

Émile Delerot Versailles pendant l'occupation… (1873)

Lorsque Paris s'était fermé, il avait rejeté hors de ses barrières une partie de sa classe dangereuse ; cette population s'était répandue au hasard de tous côtés, et Versailles en avait eu sa part. Ces exilés du vice et du crime vécurent parmi nous en exerçant la profession de mendiants plus ou moins dangereux; on les voyait souvent en groupes, autour des casernes, attendantle pain que les Prussiens leur jetaient avec une joie méprisante; c'était là que la Chancellerie venait chercher des agents pour sa police secrète.
Source : Gallica

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