Hippolyte Monin, Histoire du siège et de l'occupation de Saint-Denis par les Allemands en 1870-1871 (1911)
“ En même temps, du Palais-Royal, du Palais de la Légion d'honneur, de la Cour des Comptes, de la bibliothèque du Louvre, le vent du midi nous apporta des nuages noirs, âcres de fumée. Les toits des maisons, les rues étaient jonchés de papiers carbonisés; il en tomba à Pierrefitte, à Stains et au delà. La majeure partie de la population, pendant trois jours, se porta sur les pentes des deux ponts du canal, aux points culminants de la ville, pour contempler douloureusement la pluie de feu enveloppant la capitale, prête à disparaître dans une effroyable fournaise. ”
