Jules Richard

En campagne (1890)

Résumé

Jules Richard,  En campagne (1890)

“ Par un effort puissant de réalisme presque sublime, Neuville est arrivé à faire de cet humble troupier la personnification du désespoir militaire, de la détermination finale la plus arrêtée. Dans l'officier, il y a encore la pose suprême de l'homme comme il faut qui veut en imposer — même dans" la mort — à ses inférieurs et à l'ennemi. Dans l'attitude du soldat il n'y a que la nature, la vérité, la simplicité. Comme mouvement et passion interne et silencieuse, je n'ai jamais rencontré autant de puissance. C'est classique à force d'être vrai; c'est épique à force d'être peuple. ”
Source : Gallica

Jules Richard,  En campagne (1890)

“ Être sapeur est une ambition légitime quand on a de la barbe et du cœur.
Triste! triste! le pauvre officier, tordu, foudroyé par la douleur, que ramène son brosseur en arrière des lignes. Il n'a plus le sentiment de lui-même, il va mourir; il est mort. Que dit le général? que répond le moblot? que pensent les officiers d'ordonnance? — peu importe; on ne peut détacher les yeux de la figure de ce jeune sous-lieutenant de la mobile. L'œuvre bête de la bataille, c'est qu'elle prend les jeunes comme les vieux et toujours les bons.
”
Source : Gallica

Jules Richard,  En campagne (1890)

“ Artiste et guerrier, le clairon est presque toujours un soldat d'élite. Tout à l'heure au feu, le cuivre aux lèvres, il fera rage; mais, pour sur, il reviendra au pays avec le petit ruban orangé sur la poitrine. Il est de ceux que la balle ennemie peut toucher, mais qu'elle n'abat pas facilement. Ce qu'il faut admirer surtout dans les tableaux de de Neuville, c'est qu'ils ne vous laissent jamais froid. Ils vous, emportent dans le milieu qu'ils représentent. On est chasseur avec ses chasseurs; on marche, on court, on combat avec eux. ”
Source : Gallica

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