François Desplantes

Résumé

François Desplantes Nos héros oubliés (1893)

Ce fut pendant ce siège que le lieutenant Blondel
trouva une mort glorieuse. Cet intrépide officier, charge de défendre avec un faible détachement une redoute attaquée par les Autrichiens, avait déjà perdu beaucoup de monde : il restait si peu d'hommes à ses côtés, qu'il voit qu'un acte d'héroïque audace peut seul le sauver ; il ranime alors l'ardeur des soldats qui lui restent et s'écrie en se portant en avant :
— Qui m'aime me suive, mes amis ! A la baïonnette ! Il n'y a rien de tel pour faire trembler ces gens-là.
Source : Gallica

François Desplantes Nos héros oubliés (1893)

Sur onze cents hommes, plus de quatre-vingts furent entraînés et périrent dans les flots.
Dans cette circonstance, trente officiers ou soldats durent la vie au brave Latour. A chaque instant, malgré sa fatigue , il arrachait à la mort de nouvelles victimes, et lui-même manqua de périr : un grenadier, qu'il s'efforçait de sauver, s'était attaché à lui et le serrait avec tant de violence, qu'il lui devint impossible de nager ; épuisé, Latour allait subir le sort de celui qu'il voulait sauver, quand le caporal Leguerney, de sa compagnie, se mit à la nage et le poussa sur la rive.
Source : Gallica

François Desplantes Nos héros oubliés (1893)

Les traits d'héroïsme à l'actif de ce corps d'élite sont innombrables, et, comme nous l'avons dit ailleurs, « d'autant plus beaux, que ces braves soldats se dévouent de sang-froid, sans l'entraînement de l'action où l'on va de l'avant, emporté et grisé par le fracas de la bataille. Le sentiment seul du devoir leur donne le courage de demeurer froidement, patiemment et silencieusement, à leur dangereux travail de mines où la mort vient fréquemment les surprendre. »
Source : Gallica

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