François Desplantes, Nos héros oubliés (1893)
“ Ce fut pendant ce siège que le lieutenant Blondel trouva une mort glorieuse. Cet intrépide officier, charge de défendre avec un faible détachement une redoute attaquée par les Autrichiens, avait déjà perdu beaucoup de monde : il restait si peu d'hommes à ses côtés, qu'il voit qu'un acte d'héroïque audace peut seul le sauver ; il ranime alors l'ardeur des soldats qui lui restent et s'écrie en se portant en avant : — Qui m'aime me suive, mes amis ! A la baïonnette ! Il n'y a rien de tel pour faire trembler ces gens-là. ”
