Résumé

Les délassemens du brave, collection d'anecdotes militaires et de beaux faits-d'armes… (1822)

CHAUFOUR, Canonnier au 1er régiment d'artillerie à pied.
Au siège de Fontarabie, pendant une canonnade des plus vives, un obus lancé par les Espagnols, vient tomber dans le camp français, entre un caisson et une pièce de huit. Chaufour et un de ses camarades se précipitent sur la fusée qui brûle encore, et tandis que l'un coupe le feu avec son sabre, l'autre couvre de terre l'obus qui est prêt d'éclater; cette présence d'esprit préserve de l'incendie le parc d'artillerie de l'armée, et sauve la vie aux braves qui le gardaient.
Source : Gallica

Les délassemens du brave, collection d'anecdotes militaires et de beaux faits-d'armes… (1822)

Au même instant, elle se précipite hors des rangs et s'élance la troisième dans les retrancheinens ; la redoute est emportée : Alexandrine n'en continue pas moins à poursuivre l'ennemi ; dix-neuf cartouches qui lui ont été remises avant l'action sont déjà épuisées, et elle a lâché son dernier coup de fusil, lorsqu'un Espagnol s'avançant contre elle avec fureur, veut la saisir corps à corps ; mais elle l'évite adroitement, lui fend la tête d'un coup de sabre, s'empare de sa giberne, vole à de nouveaux exploits, et ne quitte le champ de bataille que lorsqu'il a retenti des cris de la victoire.
Source : Gallica

Les délassemens du brave, collection d'anecdotes militaires et de beaux faits-d'armes… (1822)

Au village d'Oostrappel, un détachement de hussards autrichiens fonce sur une pièce de canon servie par huit braves; après un combat des plus opiniâtres, où sept d'entre eux sont hachés, l'officier commandant le détachement crie à Barailler : —Rends-toi et livre ton canon.— « Un artilleur français » ne se rend pas ! répond fièrement Barailler." En prononçant ces mots, il embrasse son canon d'une main, et de l'autre armée d'un pistolet, il attend
et brave les hussards.
Source : Gallica

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