Frédéric Masson,
Aventures de guerre, 1792-1809…
(1894)
“ Tout en cheminant ainsi, je vois courir vers moi le chef de bataillon Gabory, le sabre à la main : « Mon ami, me dit-il, nous allons tomber entre les mains de ces brigands. Epargne-moi cette honte, tire-moi un coup de fusil en pleine poitrine. — Qu'oses-tu me proposer, lui dis-je; mon arme n'est pas chargée pour toi, nous nous ferons tuer ensemble, mais en combattant. Si nous avions ces cinq ou six soldats que tu vois dispersés et égarés autour de nous, peut-être gagnerions-nous la redoute ! » ”
