Résumé

Capitaine Duval Deux conférences sur l'armée japonaise faites à l'École supérieure de guerre en 1910 (1911)

Le soldat craint la mort, mais la société, mais l'officier, ne la redoute point pour lui ; l'opinion publique est trempée par l'éducation morale donnée au peuple et cette même éducation a pour conséquence, chez le soldat, une grande crainte de l'opinion publique, et c'est cette crainte,
le souci de ne se point être déshonoré aux yeux de tous, car il sait que même ses parents ne lui seraient point indulgents, qui fait mourir héroïquement le soldat à son rang.
Source : Gallica

Capitaine Duval Deux conférences sur l'armée japonaise faites à l'École supérieure de guerre en 1910 (1911)

L'officier japonais estime que, dès les premiers mois de l'instruction, certains exercices doivent permettre de réunir ces enseignements en un seul et d'éprouver en même temps que d'endurcir le soldat. Il pense que, parvenu à la limite de force physique et morale qui résulte de l'entraînement, l'homme doit être préparé à reculer cette limite dans la pratique par la capacité de souffrir, capacité que prépare théoriquement l'enseignement moral, mais qui ne s'affirme pratiquement que par l'épreuve de la privation et de la souffrance elle-même.
Source : Gallica

Capitaine Duval Deux conférences sur l'armée japonaise faites à l'École supérieure de guerre en 1910 (1911)

L'officier ne s'empare pas seulement de tous les actes du soldat ; il s'empare même de son langage et de ses pensées. Dans la pratique, le soldat est soumis à une surveillance de tous les instants, à laquelle contribuent même ses camarades. On enseignait aux soldats, dans mon régiment, qu'ils avaient le devoir d'avertir leurs chefs des écarts de langage ou autres dont ils seraient impuissants à empêcher d'eux-mêmes le retour.
Source : Gallica

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