Jean Diez, Le Combat de Nompatelize, le 6 octobre 1870 (1903)
“ A cinquante pas de la lisière des bois, la ligne de feu n'a pas moins de sept à huit rangs de profondeur. Les Badois se sont arrêtés avant de pousser l'assaut; ils reprennent haleine en s'abritant tant bien que mal. Des deux côtés, un silence profond, sur lequel plane la mort, succède au bruit de la mitraille, aux criailleries de la lutte. C'est l'attente fiévreuse du dénouement avec, pour nos troupes, l'action dissolvante résultant du mutisme de notre artillerie et du manque de munitions, épuisées depuis midi. ”
