Résumé

Jean Diez Le Combat de Nompatelize, le 6 octobre 1870 (1903)

A cinquante pas de la lisière des bois, la ligne de feu n'a pas moins de sept à huit rangs de profondeur. Les Badois se sont arrêtés avant de pousser l'assaut; ils reprennent haleine en s'abritant tant bien que mal. Des deux côtés, un silence profond, sur lequel plane la mort, succède au bruit de la mitraille, aux criailleries de la lutte. C'est l'attente fiévreuse du dénouement avec, pour nos troupes, l'action dissolvante résultant du mutisme de notre artillerie et du manque de munitions, épuisées depuis midi.
Source : Gallica

Jean Diez Le Combat de Nompatelize, le 6 octobre 1870 (1903)

Mieux renseigné, le général Dupré aurait sans doute rendu hommage par ses actes à ces paroles de Bourbaki : « A la guerre, on fait quand on croit réussir; on ne s'expose pas bénévolement à démoraliser une armée en la faisant battre. »
Peut-on dire que le commandant des troupes françaises à La Bourgonce croyait au succès ? Il serait aussi téméraire de l'affirmer qu'imprudent de le nier. Si l'on en juge d'après sa façon d'agir, on peut dire qu'il ne recherche qu'une chose : aborder l'ennemi le plus rapidement possible.
Source : Gallica

Jean Diez Le Combat de Nompatelize, le 6 octobre 1870 (1903)

Cela, eût-il changé l'issue décisive de la lutte dans les Vosges ? Il serait téméraire de le croire; mais, à coup sûr, la confiance que le succès eût donné aux troupes de la défense, la crainte inspirée aux Allemands, pouvaient modifier bien des choses, rendre l'assaillant plus circonspect, retarder sa marche et donner au général Cambriels le temps de reformer ses troupes, de recevoir des renforts, d'étudier, de choisir et de fortifier une position sur laquelle il aurait pu attendre en toute sécurité le choc de l'ennemi et s'appuyer pour manœuvrer.
Source : Gallica

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