Henri-Auguste Voisin

Résumé

Henri-Auguste Voisin Épisode de la campagne d'Italie… (1913)

Monsieur le Lieutenant général comte Grenier. J'ai reçu vos lettres d'aujourd'hui 4 heures du matin, et la dernière des avant-poste près Boffano. Je vois avec peine que vous considérez les affaires comme beaucoup plus désespérées qu'elles ne sont. Je vous engage à faire usage de tous vos moyens pour agir vigoureusement sur l'ennemi ; et vous pouvez faire opérer la Don Gratien, ou du moins en grande partie, puisque si j'en dois croire les renseignements pris ce matin à Seravolle et à Santa-Croce, l'ennemi n'aurait que très peu de monde à Bellune.
Source : Gallica

Henri-Auguste Voisin Épisode de la campagne d'Italie… (1913)

Ne craignez point d'agir avec vigueur sur l'ennemi, il n'est pas possible qu'il ait entre Trente et Boffano plus de 12.000 hommes. Demain 28, je tiendrai la ligne de la Livenza et ma tête arrivera à Corregliano.
Je puis avoir après demain matin, à la pointe du jour, 8 batons et 20 pièces d'artillerie sur la Piave, si cela est nécessaire. Mais je préférerais rester un jour de plus sur la Livenza ; car plutôt j'arrive sur la Piave et moins je vous laisse de facilité pour agir sur l'ennemi. Ayez de la confiance dans vous-même et dans vos troupes.
Source : Gallica

Henri-Auguste Voisin Épisode de la campagne d'Italie… (1913)

Je vois avec peine qu'en général vos officiers demandent tous de l'artillerie, et ne l'employent pas assez pour faire du mal à l'ennemi.
Le Détachement de Cavalerie et le Bataillon de Gendarmes que les Napolitains avaient gardés ont été relâchés. Il paraît que, dans cette armée, chacun fait assez sa volonté, et agit selon son opinion. Au fait, le 14 de ce mois, le Roi ne s'était point encore déclaré.
Il ne peut avoir, pour le moment, aucune intention d'hostilité envers nous; et vous en jugerez par la position de ses troupes. La ière Don et sa garde occupent Bologne, Modène, Reggio et Ferrare
Source : Gallica

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