Résumé

J B Mazères Les mobiles de Rennes au siège de Paris… (1871)

Quelques obus suivent le premier; l'émotion est très-grande parmi les deux mille hommes enfermés dans la redoute et qui voient le feu pour la première fois.
Tout à coup un officier fait charger les pièces qui font toutes feu ensemble. Ce bruit ranime quelques courages ébranlés, les moblots savent qu'ils vont être le point de mire de l'ennemi, mais qu'importe! Ils ont senti la poudre, ce sont maintenant des soldats.
Les coups se précipitent et sont plus rapprochés; les Prussiens sortent des bois où ils
se tenaient cachés, et nos troupes battent en retraite.
Source : Gallica

J B Mazères Les mobiles de Rennes au siège de Paris… (1871)

L'armée se débandant, fuyait vers Paris, les Prussiens arrivaient à l'assaut de la redoute qu'il s'agissait de défendre ; déjà deux compagnies avaient commencé le feu quand nos canons se turent : les munitions n'arrivant plus, les mitrailleuses seules crachaient toujours et fauchaient des régiments entiers, mais les Prussiens semblaient sortir de terre, plus nombreux que jamais.
Le général Ducrot entra et voyant artillerie, ligne, mobiles et francs-tireurs qui fuyaient, il dit, je crois : Messieurs, la défense est impossible, ne vous sacrifiez pas inutilement.
Source : Gallica

J B Mazères Les mobiles de Rennes au siège de Paris… (1871)

Le capitaine Leroy, qui avait enlevé ses soldats avec une rare énergie, recevait un éclat d'obus dans la poitrine, dont un sifflet d'argent amortissait heureusement le choc, et s'était précipité avec une centaine d'hommes au fond d'une carrière où il restait évanoui.
Nous étions un contre dix, les Prussiens allaient nous entourer. Il fallut battre en retraite, nous heurtant aux morts et aux blessés dont la terre était couverte.
Le colonel, M. de Lignerai, notre commandant, M. Le Mintier, et les commandants des bataillons de Fougères et de Montfort étaient tombés à la tête de leurs troupes.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature