Georges Gaudy,
Revue des Deux Mondes
“ Les obus passent sur nos têtes, par rafales multiples, et partout le spectacle est d’une grandeur inégalée. Tous les calibres, avec leurs sifflements, leurs ululements, leurs souffles rauques s’engouffrent dans le ravin, assaillant la falaise, croulant sur Craonne, martelant la campagne. Des gerbes de terre et de matériaux sautent dans des tourbillons de fumée. Notre tranchée longe le rebord du plateau de Craonnelle qui s’abaisse sensiblement à notre droite. Elle a été furieusement battue, elle aussi, retournée, comblée en maint endroit. Des obus allemands dégringolent derrière nous. ”
