Résumé

Fernand Tailhades Ils m'appelaient tout le temps camarade (1980)

Une compagnie d'alpins arrive de sur notre droite pour nous renforcer. Nous partons à notre tour. Là, je puis dire que le coeur me battait bien fort. Nous passions au milieu des balles et des obus sans nous arrêter l'élan. Plus nous montions, plus la mitraille devenait terrible. Il conmençait d'en tomber beaucoup, mais nous marchions toujours. Enfin, après quelque temps de lutte, nous pouvons être maîtres de la tranchée. L'ennemi battait en retraite. La tranchée était pleine de morts. Nous autres, nous eûmes de grandes pertes : la moitié du régiment était hors de combat.
Source : Gallica

Fernand Tailhades Ils m'appelaient tout le temps camarade (1980)

Là, la pluie avait succédé au beau temps, aussi, nous rentrâmes au cantonnement complètement mouillés. Nous restâmes là pendant huit jours, pendant lesquels, pour se parer à toute éventualité, nous allions faire des retranchements, quand nous ne prenions pas les avant-postes, compagnie par compagnie. C'est ainsi que nous allâmes dans un village qu'on appelle Allenjoie, ou bien d'autres fois à Fesches-le-Châtel.
Source : Gallica

Fernand Tailhades Ils m'appelaient tout le temps camarade (1980)

Le 8 au matin, nous partons. Lorsque nous fûmes dans la plaine, je ne savais plus marcher, car depuis douze jours que nous étions dans ces bois, nous n'avions pu goûter à un peu de soleil. Mais à
ce moment-là, nous aurions plutôt goûté à un morceau de pain, car nous avions serré souvent la ceinture. Nous laissons Lesseux, le village que nous venions de prendre, sur notre droite et nous traversons Laveline, joli village qui se trouve en arrière des lignes, mais qui était bombardé souvent par les obus. De là, nous arrivons à La Croix-aux-Mines.
Source : Gallica

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