Fernand Tailhades, Ils m'appelaient tout le temps camarade (1980)
“ Une compagnie d'alpins arrive de sur notre droite pour nous renforcer. Nous partons à notre tour. Là, je puis dire que le coeur me battait bien fort. Nous passions au milieu des balles et des obus sans nous arrêter l'élan. Plus nous montions, plus la mitraille devenait terrible. Il conmençait d'en tomber beaucoup, mais nous marchions toujours. Enfin, après quelque temps de lutte, nous pouvons être maîtres de la tranchée. L'ennemi battait en retraite. La tranchée était pleine de morts. Nous autres, nous eûmes de grandes pertes : la moitié du régiment était hors de combat. ”
