Lieutenant J. d’Arnoux, Revue des Deux Mondes
“ Un officier d’état-major descend au fond d’une sape. Il s’arrête dans un abri éclairé par une pauvre bougie que le souffle des obus éteint sans cesse. Mon père est là, adossé à une poutre moisie d’où l’eau suinte... Je le vois prendre sa tête dans ses mains en disant : « Il est mort... » Mais comment vais-je mourir ?... qu’est-ce qui me donnera le coup de grâce ? Serai-je enterré vivant par ces torpilles fossoyeuses ? Serai-je déchiré par les fusants, les éclats me déchiqueteront-ils lambeau par lambeau, ou bien finirai-je dans cet écrasement qui arrache l’âme ? ”
