Résumé

Henry Frichet La bataille de l'Yser : Dixmude… (1918)

Entre l'Yser et la digue du chemin de fer de Nieuport, à Saint-Georges, de Saint-Georges à Ramscapellè, des milliers d'Allemands grimpés sur des petits tertres où ils ont hissé leurs mitrailleuses et leurs canons voient monter autour d'eux et s'étendre sournoisement l'inondation qui venait sans bruit, remplissait les canaux bientôt débordés, nivelait les fossés.
Les Boches essaient de tirer, mais notre artillerie les fauche sans pitié. Bientôt, impuissants à riposter, ils tenteront de regagner la rive droite de l'Yser, sans avoir le temps de relever leurs blessés ni leurs morts.
Source : Gallica

Henry Frichet La bataille de l'Yser : Dixmude… (1918)

La ville s'abîme sous un déluge de mitraille. Les obus passent en sifflant comme un vent d'équinoxe, puis éclatent comme des coups de tonnerre ; des maisons s'écrasent et l'on est aveuglé par la poussière, le gravat et 'la fumée.
Un éclat d'obus atteint un de mes fusiliers, un brave garçon nommé. Landois, qui répétait chaque fois qu'il avait à souffrir d'une petite misère : « Et dire que je me suis marié le 31 juillet! C'est tout juste si j'ai eu le temps d'embrasser ma femme.
Si vous croyez que c'est rigolo! » Le sang coule comme d'une
fontaine de sa joue et de sa mâchoire.
Source : Gallica

Henry Frichet La bataille de l'Yser : Dixmude… (1918)

AOUM! un obus a éclaté sur une de nos voitures de vivres; on ne retrouve plus rien du tringlot conducteur, ni du cheval. Un cuistot, oui surveillait sa marmite, arrive, le
visage et les mains noires de terre, avec un rire nerveux.
— L'obus m'a collé dans la tranchée et je ne retrouve plus ma gamelle.
Bientôt, le tapage devient effroyable. Tous des canons de divers calibres tonnent dans un perpétuel fracas de tonnerre L'attaque ennemie est imminente.
Pareils à une invasion de rats, les Boches arrivent de l'autre bout de la plaine dans un ordre parfait.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature