Pierre Nothomb,
La Bataille de l’Yser
“ Une rangée tombe, les autres enjambent les cadavres et les blessés, s’avancent, suivis d’autres et d’autres. Des hommes arrivent jusqu’au parapet, où s’engagent, à la baïonnette et au couteau, des corps à corps sanglans. Partout, les Belges tiennent bon. La ville est entourée d’une ceinture de cris, de râles et de feu. Debout au milieu de la grand’place, le colonel Jacques est devenu l’âme ardente du combat. Tout à coup, un obus éclate et le renverse. Blessé au pied, il se relève, demande une canne, continue à donner ses ordres. ”
