Pierre Nothomb,
La Bataille de l’Yser
“ Derrière lui, c’est la ruée. C’est l’Yser franchi, les tranchées violées, les cadavres fouillés, les blessés massacrés. C’est le piétinement, sur le pavé sanglant, des régimens compacts et drus. C’est Saint-Georges, village de paix et de silence, qui pousse un grand cri, et meurt égorgé. C’est, sur les voies qui débouchent du bourg, les compagnies enivrées qui déjà s’aventurent en un trot massif. La plaine va-t-elle être envahie, l’armée belge tournée, Nieuport isolé ? Non, non ! Deux batteries du major van Bever, la 28e et la 29e qui se retirent avec le 14e de ligne s’arrêtent soudain. ”

