Henry Frichet

Élements biographiques

Henry Frichet La bataille de l'Yser : Dixmude… (1918)

Entre l'Yser et la digue du chemin de fer de Nieuport, à Saint-Georges, de Saint-Georges à Ramscapellè, des milliers d'Allemands grimpés sur des petits tertres où ils ont hissé leurs mitrailleuses et leurs canons voient monter autour d'eux et s'étendre sournoisement l'inondation qui venait sans bruit, remplissait les canaux bientôt débordés, nivelait les fossés.
Les Boches essaient de tirer, mais notre artillerie les fauche sans pitié. Bientôt, impuissants à riposter, ils tenteront de regagner la rive droite de l'Yser, sans avoir le temps de relever leurs blessés ni leurs morts.
Source : Gallica

Henry Frichet La bataille de l'Ourcq (1917)

La ligne ondoyante des chasseurs s'ébranle.
Le fourrier qui est à la droite du capitaine, paraît buter, s'abat raide d'une balle au front. Ceux qui tombent sont aussitôt remplacés.
Il y eut un court et terrible combat; soudain, s'ouvre le feu de nos 75; le désordre se met dans les rangs ennemis; ils reculent!
— Vive la France! s'écrie le capitaine Letellier brandissant des deux mains un drapeau allemand noir de poudre, déchiqueté, la hampe à demi brisée que lui apporte un caporal de dix huit ans.
Source : Gallica

Henry Frichet La bataille de l'Yser : Dixmude… (1918)

La ville s'abîme sous un déluge de mitraille. Les obus passent en sifflant comme un vent d'équinoxe, puis éclatent comme des coups de tonnerre ; des maisons s'écrasent et l'on est aveuglé par la poussière, le gravat et 'la fumée.
Un éclat d'obus atteint un de mes fusiliers, un brave garçon nommé. Landois, qui répétait chaque fois qu'il avait à souffrir d'une petite misère : « Et dire que je me suis marié le 31 juillet! C'est tout juste si j'ai eu le temps d'embrasser ma femme.
Si vous croyez que c'est rigolo! » Le sang coule comme d'une
fontaine de sa joue et de sa mâchoire.
Source : Gallica

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