Henry Frichet

Résumé

Henry Frichet La bataille de l'Ourcq (1917)

La ligne ondoyante des chasseurs s'ébranle.
Le fourrier qui est à la droite du capitaine, paraît buter, s'abat raide d'une balle au front. Ceux qui tombent sont aussitôt remplacés.
Il y eut un court et terrible combat; soudain, s'ouvre le feu de nos 75; le désordre se met dans les rangs ennemis; ils reculent!
— Vive la France! s'écrie le capitaine Letellier brandissant des deux mains un drapeau allemand noir de poudre, déchiqueté, la hampe à demi brisée que lui apporte un caporal de dix huit ans.
Source : Gallica

Henry Frichet La bataille de l'Ourcq (1917)

Les hommes sont déployés en tirailleurs depuis le matin derrière les lignes des buissons que balaye une pluie continuelle d'obus, qui passent avec un sifflement cinglant terminé par un coup de tonnerre.
La journée est splendide, le soleil radieux, et Letellier pense combien ce pays doit-être délicieux quand on y vient en visiteur pacifique.
Source : Gallica

Henry Frichet La bataille de l'Ourcq (1917)

Des chariots, des prolonges, des fourgons, cheminent sur les routes et même à travers champs, mais, parfois, ces convois s'arrêtent soudain : une fusée éclairante a jailli inondant tout le paysage.
Devant la compagnie commandée par Letellier passe un char traîné par des boeufs et qui cahote en gémissant à toutes les ornières. Ce char est empli d'un monceau de cadavres et les bras des morts tendus en oscillant vers les camarades, les têtes qui tremblent, répètent le même geste de supplication et de désespoir.
Source : Gallica

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