Gabriel Mourey,
La Guerre devant le palais. Compiègne…
(1915)
“ Pas un souffle dans l'air; tout est immobile et silencieux, et n'était la silhouette du planton au casque pointu qui monte la garde devant le palais et que j'aperçois se découper entre deux colonnes, derrière la grille aux lances dorées, il nous serait facile d'oublier l'horreur de notre situation présente. La cour d'honneur, d'ailleurs, est vide et il ne reste de lumière qu'aux fenêtres de la salle des Gardes et du corridor du Granique où sont installés les bureaux du télégraphe et du téléphone ; la clarté bleue qui baigne les façades en atténue l'éclat... ”
