Résumé

Cosmène Documents pour servir à l'histoire de nos moeurs… (1868)

Une fois libre, j'entre au château où était ma légion, mais il y avait tant de foule, de peuple, de gardes nationaux, de militaires sans armes qu'on ne savait où aller. Je monte dans les appartements. Je vois des crapules qui tiraient des coups de fusil, l'un dans une glace, l'autre dans un tableau, l'autre contre une statue.
Enfin c'était pitoyable de voir du peuple français agir comme des sauvages. Je descends au vestibule du côté du drapeau, je vois un officier, un colonel, je crois, assis
derrière une espèce de bureau noir.
Source : Gallica

Cosmène Documents pour servir à l'histoire de nos moeurs… (1868)

Un crayon, quelques papiers à la main, c'était du papier à lettre encadré de noir, car toute la cour était en deuil par suite du décès de M" Adélaïde, je dressai pour ainsi dire un état de lieu que je n'ai presque qu'à copier pour donner une exacte idée de la situation du palais. En reprenant ces feuilles éparses, il me semble être encore au milieu de cette étrange scène
qu'une si grande révolution me mettait à même de décrire.
Source : Gallica

Cosmène Documents pour servir à l'histoire de nos moeurs… (1868)

La révolution peut donc marcher à l'aise devant des troupes manquant d'une direction supérieure énergique, restant bivouaquées,
fatiguées et presque inactives sur le pavé de Paris.
Cependant le Roi, resté aux Tuileries, vient de temps en temps à l'une des fenêtres du palais, pour observer ce qui se passe au dehors. Il est à cette fenêtre dans l'après-midi du 23 février, au moment où je viens informer le Prince que la colonne du général Garraube n'a pas rencontré d'opposition sérieuse dans la mission qu'elle avait à remplir.
Source : Gallica

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