Résumé

Trois jours d'angoisses ! 22, 23 et 24 mai 1871 (1878)

Non, ils reviennent et commencent du coin du passage une fusillade désordonnée sur les maisons du boulevard Malesherbes.
Cinq heures. — Une femme amène une charrette pour enlever les morts. On les recouvre de paille, après les avoir alignés dans cette voiture; puis on fait monter un jeune homme, presque un enfant, blessé à la tête ; on l'étend sur les cadavres. (Nous avons su depuis que c'était une femme. Du reste, ce fait s'est produit fréquemment.)
La fusillade semblait redoubler ; l'attaque de la barricade paraissait imminente, quand des cris de « Vive là ligne ! A bas les armes ! »
Source : Gallica

Trois jours d'angoisses ! 22, 23 et 24 mai 1871 (1878)

L'interrogatoire terminé, les officiers, s'adressant à nous : « A votre tour, Messieurs!... ». Il s'agissait du chirurgien et de moi.
Le premier exhiba sa nomination du mois d'octobre 1870 ; il a continué à donner ses soins aux blessés du bataillon. J'insiste vainement en sa faveur ; l'uniforme est celui de l'ennemi. Les ordres sont formels.
J'étais loin de soupçonner que j'aurais moi-même à me disculper !... Le capitaine ne me laisse nulle illusion. J'ai cherché à favoriser l'évasion des insurgés; je suis détenteur d'un fusil (ma pauvre tabatière vierge)
Source : Gallica

Trois jours d'angoisses ! 22, 23 et 24 mai 1871 (1878)

Les fédérés font ouvrir les portes cochères de notre maison : l'une donne accès sur la place, l'autre sur le passage de la Madeleine.
La distribution des vivres, munitions, etc., se fait dans notre cour qui devient le quartier général de l'état-major. C'est un va-et-vient continuel d'officiers. Les soldats sont couchés et paraissent exténués de fatigue; quelques-uns, plein d'ardeur, engagent une fusillade nourrie, à laquelle il ne nous semble pas qu'on réponde.
Source : Gallica

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