Maurice Beslay, Vermelles. Sur le front. [Avec une notice sur l'auteur par Henri Austruy… (1915)
“ Tout à coup la fusillade éclate, sonore dans la nuit claire. Il est dix heures : l'attaque est déclanchée. Une compagnie est partie à l'assaut; on entend le crépitement des fusils, le claquement précipité des mitrailleuses. Ah ! comme ils frappent douloureusement au cœur ces coups qui doivent faucher tant de nos pauvres gars que l'écho répète. En arrière nos pièces se mettent à tonner. Dans le fracas de la lutte toute proche, les appels retentissent dans le poste, les ordres se croisent et l'on peut suivre toutes les phases de l'action : « Dites à l'artillerie d'allonger son tir. » ”
