Jean Songy, Revue des Deux Mondes
“ Je continue mon chemin. À ma gauche, les élévateurs de la fosse no 5 se dressent comme une sorte de château fort. Les Allemands, y soupçonnant sans doute quelque observatoire d’artillerie, envoient de gros obus fusans sur cette frêle charpente. Elle disparaît par instans au milieu de nuages noirs, mais le bombardement ne produit pas d’effets appréciables. Le boyau que je suis est tapissé de verdure et de fleurs. Les bleuets et les coquelicots y alternent avec les plantes grimpantes. Tandis que nous faisions la guerre. Le soleil a fait le printemps. ”
