Résumé

Henri Bouvier Les Combats du Godat. Pages d'histoire de la 12e brigade… (1925)

On a vu dernièrement, pour l'affaire du 14 septembre, quel drame terrible s'était joué dans le cerveau et le cœur du général Lavisse. On a vu aussi de quelle héroïque façon il avait, lui aussi, dompté sa chair et transfusé à tous son énergie et sa bravoure. Tous ses officiers furent dignes de lui, et si la 12e brigade a pu tenir coûte que coûte la tête du pont du Godât, c'est que le poilu fut courageux et résistant, mais c'est aussi que l'officier sut, par son exemple
et par son autorité, planter dans le sol, irrésistiblement, les pieds de ses soldats.
Source : Gallica

Henri Bouvier Les Combats du Godat. Pages d'histoire de la 12e brigade… (1925)

Moi qui ne faisais que traverser son ambulance, j'étais ému profondément.
« Et voilà que, tout d'un coup, des obus énormes tombant sur l'église crèvent les toits, achèvent les blessés; on vit, paraît-il, des moribonds se rouler vers la porte en hurlant. Tilly eut un moment de folie; blessé à la tête, il saisit son revolver et se mit à tirer de tous les côtés en criant, sans se rendre compte de ce qu'il faisait; la crise passée, il aida au sauvetage de ses blessés autant qu'il put; son médecin le soigna à son tour et on l'évacua. »
Source : Gallica

Henri Bouvier Les Combats du Godat. Pages d'histoire de la 12e brigade… (1925)

LA BATAILLE DU GODAT (13-26 septembre 1914)
Quand un souffle de victoire passe sur une armée battue, mais non atteinte, on ne s'étonne pas de voir voler en avant avec un élan et une force irrésistibles, les mêmes soldats qui, quelques jours auparavant, se tramaient misérablement, à bout de forces, harassé par des marches quotidiennes depuis plus de trois semaines, par des combats durs et incessants, par la chaleur et les souffrances, par l'angoisse de la défaite.
Source : Gallica

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