D F Poujol, La Grande guerre. Verdun et la grandeur de la France… (1917)
“ Quelle surprise réconfortante il nous ménageait à nous-mêmes ! Sur cette terre d'épouvante, il ne perd pas la raison; le feu d'enfer qu'il subit ne lui fait pas lâcher pied. Presque à ciel ouvert, dans ses misérables abris, sans sommeil, souvent sans nourriture, assourdi par l'infernal concert des sifflements et des éclatements d'obus, pendant ces huit journées, il reste solide comme l'acier trempé. Ce n'est pas à une place forte que les engins et les troupes du kronprinz se heurtent, c'est à une armée consciente de son devoir et résolue à le remplir jusqu'à la mort. ”
