Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Et, je pense, un cadavre est aussi peu vivant sur un lit de parfums que sous le croc du bourreau. Le loisir sans les lettres est une mort ; c’est l’homme tout vif dans la sépulture. De quoi alors peut servir la retraite ? Nos causes d’anxiété ne nous suivent-elles pas au delà des mers ? Dans quel antre assez reculé ne pénétreront point les terreurs de la mort ? Comment fortifier et bâtir assez haut la paix de notre existence pour que la douleur n’y porte point l’alarme ? N’importe où tu te cacheras, les misères humaines t’assiégeront de leurs menaces. ”
