Antonin Mulé, Histoire de ma mort, par Antonin Mulé (1862)
“ Toutes les fibres de mon être, toutes les forces de ma pensée, se révoltent à la fois contre les lâches conseils du scepticisme : jamais plus qu'en ce moment je n'ai senti au coeur l'âpre besoin de la foi, de la foi immodérée, insatiable en l'avenir, en moi ! Se résigner, c'est déchoir : je ne veux pas déchoir ; se résigner, c'est déserter le champ de bataille avant d'avoir fait son devoir jusqu'au bout, c'est se rendre à l'ennemi avant d'avoir brûlé sa dernière cartouche. Pas de résignation, la lutte corps à corps avec la fatalité ! ”
