Auguste de Villiers de L’Isle-Adam

Auguste de Villiers de L’Isle-Adam

Résumé

Portrait de Auguste de Villiers de L’Isle-Adam Auguste de Villiers de L’Isle-Adam,  Axël

“ Gotthold, grave Je m’entends. Si le docteur n’a point paru, c’est que le commandeur n’est qu’un indifférent qui ne vaut guère le regard et ne signifie, en somme, que peu de chose.
Un silence. À propos... observes-tu que maître Janus ne vieillit pas, Hartwig ? — Voilà bien des années, pourtant, qu’il est ici !
Hartwig C’est vrai, ceci, par exemple ! Riant : Il faut croire que le culte des astres empêche de vieillir.
Un silence.
On n’entend que le crépitement du feu dans la haute salle.
Gotthold, d’un ton singulier Moi, je trouve que ses yeux ne semblent pas être ceux d’un homme de ce siècle.
”
Source : Wikisource

Portrait de Auguste de Villiers de L’Isle-Adam Auguste de Villiers de L’Isle-Adam,  Axël (1890)

“ Tu m'es apparue comme une sœur inespérée. Après Dieu, c'est toi. Si tu veux que je meure, je mourrai. Rappelle-toi mon front appuyé sur tes mains pâles, le soir, au tomber du soleil. Je suis inconsolable de t'avoir vue. Hélas! tu es la bienaimée!. J'ai la mélancolie de toi. Je n'ai de force que vers toi. Un silence. Cède ; deviens comme nous, sous un voile! Partage l'épreuve d'un instant. Tu sais bien que nous ne pouvons pas vivre! — Si vite nous serions ensemble, au même
Ciel, avec une seule âme!. Sara, vois le ciel étoilé au fond de mes yeux : — là, s'éloignent des cieux toujours étoilés !
”
Source : Gallica

Portrait de Auguste de Villiers de L’Isle-Adam Auguste de Villiers de L’Isle-Adam,  Axël

“ Le prêtre s’agenouille devant l’autel et demeure en prière : l’Abbesse s’approche de l’être voilé dont elle découvre la tête, brusquement.
Un visage d’une beauté mystérieuse apparaît ; c’est une femme. Elle est immobile, les bras croisés, les paupières baissées. L’Abbesse la regarde pendant quelques instants, en silence.
Scène première
SARA, L’ABBESSE, L’ARCHIDIACRE, puis sœur ALOYSE.
L’Abbesse Sara ! le minuit de Noël va sonner, remplissant nos âmes d’allégresse ! L’autel va s’illuminer, tout à l’heure, comme une arche d’alliance ! nos prières vont s’envoler sur l’aile des cantiques !
”
Source : Wikisource

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