Résumé

Portrait de Juliusz Słowacki Juliusz Słowacki Oeuvres complètes de Jules Slowacki… (1870)

MENDOG, ROGHNÉDA, TROINAT.
TROINAT.
Non ! il n'y a personne ici ; — il n'y a que cette lampe qui brûle. Où donc est cette couronne? où est-elle? Un meurtre sans récompense ! Où donc est ma couronne ? où donc la pourpre royale? Que je souffre! quel poids sur ma poitrine ! (Il regarde par la fenêtre.) Je sens la fraîcheur, du matin. Je regarde la terre, — cette rose ressemble à un visage d'enfant ; je regarde le ciel, — la lune ressemble à un visage d'enfant : tout me rappelle mon crime ! C'est la première fois que je verse le sang ; je m'y habituerai ; aujourd'hui la sueur coule de mon front.
Source : Gallica

Portrait de Juliusz Słowacki Juliusz Słowacki Oeuvres complètes de Jules Slowacki… (1870)

« Quand done ! quand donc un nouvel hetman me donnera-t-il son coeur, son chien et son faucon ? »
Le chant meurt avec l'écho... Aussitôt des suppositions bizarres prennent naissance dans la foule. — L'hetman aime donc une des reines de l'onde? Il se jette aveuglément dans l'abîme, ci il y péril. — Il est toujours seul, toujours loin de nous, parcourant, les cimetières, errant sur les tombes...
Silence !... Là-bas, l'Occident, rouge comme le sang, a doré les steppes, les ravins et les nuages. Le soleil s'éteint, on entend de loin le bruit de la vague écumante
qui se brise sur la rive.
Source : Gallica

Portrait de Juliusz Słowacki Juliusz Słowacki Oeuvres complètes de Jules Slowacki… (1870)

La lampe éclaire mal, voilà pourquoi elle ne m'a pas reconnu. (Il prend la lampe et s'approche d'Aldona.) Regarde ! ton Dowmunt est vivant, le voilà devant toi... regarde ! Le malheur a beau changer les hommes, il ne transforme pas les traits du visage : — j'ai frappé le gardien de ma prison, j'ai repris ma liberté...
ALDONA.
Ah ! que je suis joyeuse, je vais me marier ! je suspends une guirlande sur mon front... une fleur de rose des champs et beaucoup de romarin pour me porter bonheur ; deux branches de jasmin et une feuille de fougère !... Regarde ! voici l'aurore pâle qui dore le ciel.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature