Eugénie Foa,
Petite mosaïque historique : contes vrais dédiés au jeune âge
(1860)
“ Attentif, ému, il les voit entrer dans l'arène tout couverts de fer, la visière de leurs casques est baissée ; montés sur leurs chevaux de bataille , les chevaliers parcourent lentement l'enceinte, saluant de l'arme et de la tête les dames qu'ils connaissent, et qui les distinguent, eux, à la couleur de leurs écharpes, aux emblèmes gravés sur leurs boucliers. Ils défilent toujours, un à un, deux à deux, selon le caprice ou l'ardeur de leurs chevaux. Bientôt Bertrant retient un cri : il vient de reconnaître son père à son cheval, à son écu et à sa cotte d'armes. ”
