Résumé

M. P. C. Revue des Deux Mondes

Et la mort leur versait, d’une main attendrie,
Le calme bienfaisant d’un sommeil sans désirs.
D’un idéal nouveau, vous, les ardens apôtres,
Ô morts, on a trouvé trop doux votre sommeil !
Tressaillez dans vos os, car voici le réveil !
Le scandale est le fruit de jours comme les nôtres :
Nous usons notre cœur à sonder ceux des autres,
Et nos yeux à compter les taches du soleil.
Plus le mort était grand, et plus on est avide
De fouiller son cadavre, ainsi que font les loups.
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M. P. C. Revue des Deux Mondes

Les sanglots de vos cœurs étaient de vrais sanglots.
On connaît des romans dont l’intérêt s’épuise,
Mais le vôtre est de ceux qui durent ici-bas.
Les ruelles de Venise ont désappris vos pas,
Mais nous n’oublions rien : la gondole, l’église,
Franchard, la Forêt-Noire... et quand un cœur se brise
Nous voulons être sûrs qu’il ne nous trompe pas.
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