François Béroalde de Verville , D’un triste desespoir ma vie je bourrelle
“ Seront justes tesmoins du malheur que j’endure, Mes cris remplis d’effroy petits corps deviendront, Qui soin, mort, craint, horreur aux hommes montreront Tant que je trameray ma cruelle avanture. Le ciel seche mes pleurs, humecté mes soupirs, Mes cris sont emportez sur l’aisle des zephirs, Et je lamente en vain en ma peyne ennuyeuse, Pourquoi par mon soucy me rends-je furieux ? Las ! pourquoi tant de pleurs escoulent de mes yeux Si je ne rends par eux ma fortune piteuse ? ”
