François Béroalde de Verville , De mille coups mortels mon ame martiree
“ Quoy que cent traits mortels d’une horreur effroyable Tourmentent en mon sang, ma vie miserable, Que je n’ose esperer en ma fidelité, Votre sage vertu dans mon cœur imprimee Y sera sans changer saintement engravee, Autant que dans le Ciel sera l’eternité. Et quand nous ne voudriez en une amour commune, Passer avecque moy nostre heureuse fortune, Si est-ce que j’aurois du bien en mon soucy : Car ce m’est beaucoup d’heur, que le Ciel ne permette De vous oser aymer, & que hardy je mette En un si beau sujet, ce que j’espere icy. ”
