Résumé

Léon Roux Le droit en matière de sépulture… (1875)

Le passant s'arrête et se découvre, saluant, comme on l'a dit avec éloquence, non pas la mort, mais l'immortalité.
Le temple s'ouvre et voit entrer une dernière fois sous ses voûtes le croyant fidèle. Les longs voiles noirs qui couvrent le sanctuaire nous prouvent que l'Eglise s'associe à nos peines, à nos tristesses. Et toutefois, à côté des signes de deuil, elle place ceux de l'espérance. Les flambeaux brillent autour
du cercueil, pour exprimer que tout ne meurt pas en nous, que l'âme survit à la dissolution des organes et qu'elle passe des ténèbres à la lumière.
Source : Gallica

Léon Roux Le droit en matière de sépulture… (1875)

Plus de religion, plus de prêtres, plus de culte. Il faut rompre la chaîne des traditions séculaires et en finir avec le passé.
L'indépendance, la liberté de l'homme l'exigent, et le progrès de l'humanité est à ce prix.
Tel est le langage des docteurs de la nouvelle école, et dans la foule, qu'on trompe si facilement par des mots sonores, il en est plus d'un qui les écoute et qui les suit. Ils ont dit : chassez Dieu de vos écoles ! et nous avons vu s'élever des écoles d'enseignement laïque et obligatoire, c'est-à-dire d'athéisme. Ils ont dit encore : chassez Dieu de la
famille!
Source : Gallica

Léon Roux Le droit en matière de sépulture… (1875)

Le défunt aura-t-il ou n'aura-t-il pas les honneurs de la sépulture religieuse? voilà la question qui soulève de nos jours tant d'irritation et de colère.
On a le droit de s'en étonner, car jusqu'à présent on avait cru que la religion, qui reçoit l'homme à son entrée dans la vie, qui préside à tous les actes importants de son existence, devait surtout ne point l'abandonner au moment redoutable de la mort. On pensait qu'il appartenait à cette éternelle consolatrice de l'humanité d'adoucir pour ceux qui restent et pour ceux qui s'en vont l'amertume de la séparation suprême.
Source : Gallica

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