Résumé

Auguste-Joseph Chareyre Traité de la législation relative aux cadavres… (1884)

On peut dire généralement qu'à l'origine des sociétés, tout ce qui touche aux cérémonies mortuaires, aux sépultures, au culte des morts était du domaine exclusif de la religion confondue avec l'État. Et il faut convenir, sans regretter outre mesure l'esprit des temps anciens, que, par la force et la nature de l'autorité dont elle dispose, la religion; est plus à même que le pouvoir civil d'imposer aux moeurs et à la liberté des citoyens, avec moins de peine et des froissements moindres, certaines contraintes que commande avant tout la préoccupation de la salubrité publique.
Source : Gallica

Auguste-Joseph Chareyre Traité de la législation relative aux cadavres… (1884)

Si, respectant la liberté du défunt et même cette passion si naturelle qui fait que l'homme reporte sur un cadavre les soins et la pitié qu'il avait pour une personne aimée, le législateur permet au défunt ou aux survivants de disposer, en quelque sorte, du corps en indiquant le lieu de la sépulture, les conditions de l'inhumation, il ne doit pas oublier les grandes règles de l'hygiène, et son devoir est d'imposer à la volonté des particuliers des limites, des conditions dont il ne leur sera pas loisible de s'écarter.
Source : Gallica

Auguste-Joseph Chareyre Traité de la législation relative aux cadavres… (1884)

Il est aisé de comprendre l'importance d'une bonne police des cimetières : d'une part, ce qui touche au culte des morts et au respect qui leur est dû, n'est jamais sans influence sur la morale publique, et, sans vouloir exagérer cette idée et attribuer à aucun peuple le monopole des belles vertus, on peut constater que les époques et les nations dont l'histoire propose l'exemple et loue les grandes qualités, sont précisément celles où l'on honore le plus les morts, où l'on fonde sur leur culte les traditions puissantes.
Source : Gallica

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