Résumé

Henri Daniel-Lacombe Le régime des sépultures suivant le dernier état de la doctrine et de la jurisprudence… (1886)

Les idées que nous avons développées sur la propriété des lieux de sépulture nous amènent logiquement à décider que leurs produits ou revenus devraient, en tous cas, profitera leurs propriétaires, c'est- à-dire à la commune habituellement, à la fabrique dans les hypothèses rares où elle aura cette qualité. On objecte, contre le droit que nous voudrions voir reconnu à cette dernière, des raisons d'ordre public et de haute décence, dit-on, dominant la question de propriété, et nécessitant que la commune soit seule appelée à percevoir ces produits, quand bien même elle ne serait pas propriétaire.
Source : Gallica

Henri Daniel-Lacombe Le régime des sépultures suivant le dernier état de la doctrine et de la jurisprudence… (1886)

La jurisprudence, dit-il, reconnaît le droit d'agir pour faire respecter la volonté du défunt, aux parents du décédé jusqu'au douzième degré, au légataire universel, à l'exécuteur testamentaire. Elle ne l'accorde pas en principe aux amis du décédé, parce que l'amitié fondée sur la sympathie et l'habitude n'est pas un titre de droit aux yeux de la loi. Elle ne le reconnaît pas davantage aux ministres du culte, qui ne peuvent pas prendre l'initiative et ne doivent procéder aux cérémonies de l'enterrement que lorsqu'ils en sont requis régulièrement.
Source : Gallica

Henri Daniel-Lacombe Le régime des sépultures suivant le dernier état de la doctrine et de la jurisprudence… (1886)

Sans doute rien ne doit entraver le service public et régulier des inhumations; rien ne doit s'opposer à ce que le cimetière reçoive sapleine et enlière destination; mais point n'est besoin, pour l'assurer, de le ranger dans le domaine public. C'est le rôle de l'administration de faire respecter cette destination sur laquelle en définitive l'élat de domanialité publique ou de domanialité privée ne peut avoir ancune influence. D'autre part, pourquoi la nature du cimetière répugnerait-elle à l'existence de certains droits réels exercés sur lui, et, partant, au droit de propriété?
Source : Gallica

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