Fabricant d'église

Définition et enjeux

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Revue des Deux Mondes

Les biens dont l’Église a disposé jusqu’ici se divisent en deux catégories. Les uns sont incontestablement des biens de l’État, des départemens ou des communes : ce sont les cathédrales, les églises, les palais épiscopaux, les presbytères, etc. Les autres sont des biens qui, provenant de dons faits avec affectation spéciale à l’exercice du culte, appartiennent non moins incontestablement aux fabriques. Ce sont ceux-là que les fabriques d’aujourd’hui doivent transmettre aux associations cultuelles de demain, et c’est sur cette dévolution qu’a porté jusqu’ici le débat.
Source : Wikisource

Gaston Bouniols Les rapports des communes et des fabriques… (1896)

Une fabrique peut recevoir à condition d'avoir une origine régulière. Ne sont dans ce cas : ni la fabrique, qui n'a qu'une existence de fait, ni les sociétés civiles constituées en vue de la construction d'une église, ni les fabriques veillant à l'entretien d'une chapelle sans titre, ni, aujourd'hui, les églises supprimées par suite de l'organisation ecclésiastique actuelle, encore que, dans ce dernier cas, un legs ait été longtemps déclaré valable, à condition qu'il fût accepté par la fabrique de la succursale et que le produit en fût affecté à l'intérêt spécial de l'église légataire.
Source : Gallica

Ferdinand Degroote Aperçu des lois civiles concernant l'exercice du culte catholique en France… (1881)

Celui qui aurait entièrement bâti une église pourra retenir la propriété d'un banc ou d'une chapelle pour lui et sa famille tant qu'elle existera. Tout donateur ou bienfaiteur d'une église pourra obtenir la même concession, sur l'avis du Conseil de fabrique, approuvé par l'évêque et par le ministre des cultes.
Source : Gallica

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