Résumé

Charles-Benjamin Poisson Chroniques de l'abbaye royale de Saint-Père-en-Vallée (1857)

Sur la fin de son administration, l'abbé de Saint-Père, qui se montra si reconnaissant envers l'archevêque Rodbert, avait été inquiété par quelques uns de ses moines. Il était un rigide observateur des règles; moine dès la plus tendre enfance, il avait toujours vécu d'une manière exemplaire; avançant de plus en plus dans la perfection et versé dans la science de la vie du cloître, l'évêque Fulbert l'avait jugé digne de succéder à Magenard. Il jouissait de l'affection d'Odon, comte palatin, et il avait un tel renom, que Richard de Normandie l'avait pris pour confesseur.
Source : Gallica

Charles-Benjamin Poisson Chroniques de l'abbaye royale de Saint-Père-en-Vallée (1857)

Non, jamais ce n'est mourir trop tôt, lorsque le soir de la vie est le jour de la félicité sans terme. Des roses passagères, cher lecteur, telles que celles du plaisir, peuvent-elles plaire au cœur pur? La couronne de l'insensé flétrit même les cheveux blancs. A la douce lueur du tombeau de Gilduin, si jeune enlevé, qu'il me serait heur s'il m'était donné de ranimer la vertu et la foi, qui s'en vont mendiantes à tant de belles âmes et les trouvent insensibles. C'est là le but principal de celte étude historique, tout en complétant les chroniques de Saint-Père.
Source : Gallica

Charles-Benjamin Poisson Chroniques de l'abbaye royale de Saint-Père-en-Vallée (1857)

Le chevalier d'Aumale, étonné de son succès , se croyait maître de la place; il marche droit à l'abbaye, à la tète de ses fantassins, qui criaient tue, lue, pour empêcher les habitants de sortir. De Vie ne montre pas moins d'audace que l'abbé de Saint-Père. Il fait sonner la charge par un trompette, comme s'il marchait à la tête d'un escadron ; il va au-devant de l'ennemi et laisse d'Aumale s'engager dans une rue étroite qui menait au monastère.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature