Résumé

V. Rigo Mémoire à consulter sur les procès intentés par les conseils de fabrique pour la conservation des biens des églises paroissiales et autres édifices consacrés au culte divin… (1859)

Il peut arriver, sans doute, qu'un esprit de contention et de chicane s'empare de quelques fabriciens, et que le zèle apparent pour les droits de leur église ne soit qu'un manteau sous lequel se cachent des passions peu honorables. Mais il est rare qu'un conseil de fabrique se détermine à plaider pour de semblables motifs. Le danger n'est pas là. Il ne faut pas craindre que les fabriciens, entraînés par un excès d'ardeur, intentent des procès trop facilement. Il faut craindre plutôt qu'ils ne pèchent par un excès de timidité.
Source : Gallica

V. Rigo Mémoire à consulter sur les procès intentés par les conseils de fabrique pour la conservation des biens des églises paroissiales et autres édifices consacrés au culte divin… (1859)

Nous ne parlons ici qu'au point de vue légal et abstraction faite de tout principe religieux ; car si nous devions raisonner en chrétien, nous nous bornerions à faire observer que tout ce qui regarde l'exercice du culte est du ressort de l'autorité ecclésiastique; et comme le chrétien demeure toujours tel, quelle que soit la robe qui le couvre, il est évident que, sous le rapport des sympathies et de la bienveillance, la cause d'une église, autorisée ou non, se recommande par elle-même à tous ceux qui ont le droit d'en connaître.
Source : Gallica

V. Rigo Mémoire à consulter sur les procès intentés par les conseils de fabrique pour la conservation des biens des églises paroissiales et autres édifices consacrés au culte divin… (1859)

La fabrique n'a point de comptes à rendre sur l'origine de la possession qu'elle a exercée. Quelle que soit la manière dont elle a recouvré ses anciennes propriétés ou acquis des biens qui ne lui avaient jamais appartenu, elle peut fermer la bouche à ses adversaires en leur disant : J'ai pour moi une possession qui réunit toutes les qualilités voulues par la loi ; je possède, et par cela seul que je possède, je dois être maintenue dans ma jouissance, tant qu'on n'a point de titres à m'opposer.
Source : Gallica

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