Pierre de Coubertin

Pierre de Coubertin

Résumé

Portrait de Pierre de Coubertin Pierre de Coubertin La Chronique de France, 1905

M. Charles Benoist, député de Paris, eut l’air de soutenir un paradoxe en établissant que le Concordat avait été une première séparation de l’Église et de l’État — ou même une seconde, la première remontant à la parole de Jésus-Christ : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Il est certain qu’on ne saurait confondre un corps de doctrines avec l’Église qui est un gouvernement et qu’en somme les concordats empêchent les pouvoirs laïque et ecclésiastique d’empiéter l’un sur l’autre comme ils y ont une tendance naturelle.
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Portrait de Pierre de Coubertin Pierre de Coubertin La Chronique de France, 1905

À la France ou à l’Angleterre ? Il était difficile de charger l’une contre toute vraisemblance et imprudent d’accuser l’autre sans preuves. On s’en prit une fois de plus à M. Delcassé. Tel fut le sens des confidences faites à un rédacteur du journal le Temps par le prince de Bulow en personne. L’ancien ministre des Affaires étrangères devenait ainsi le grand coupable, le criminel fondamental ; la France et l’Angletterre étaient seulement fautives de l’avoir suivi. On leur pardonnerait pour peu qu’elles eussent conscience de leur faute.
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Portrait de Pierre de Coubertin Pierre de Coubertin La Chronique de France, 1905

La révolution russe battait son plein. La France se trouvait de nouveau privée du concours de son alliée et, de plus, n’était-elle pas pour quelque chose, avec son maudit passé révolutionnaire, dans le fait de cette rébellion, tragique pour le tsarisme mais inquiétante aussi pour les pays limitrophes ? Dans le temps que le chef de l’État français recevait à Madrid et à Lisbonne des ovations répétées, l’empereur d’Allemagne prononça successivement à Dresde et à Berlin, deux harangues enflammées.
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