Pierre de Coubertin

Pierre de Coubertin

Résumé

Portrait de Pierre de Coubertin Pierre de Coubertin La Chronique de France, 1906

Car non seulement Sorel fréquenta l’Allemagne, mais il y vécut et l’aima. Son grand sens patriotique ne l’empêcha pas de s’y plaire au lendemain même de la blessure profonde reçue par sa patrie. Il n’était pas obligé d’y résider si longuement ; il le fit sous l’empire d’une curiosité inlassable et il put y nouer des liens familiaux qui ne se détendirent jamais. Quand on songe à l’amour de la France dont témoigne chaque page des œuvres de Sorel et aussi chacun de ses actes publics ou de ses gestes, ce simple fait permet d’apprécier la complexité de sa nature.
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Portrait de Pierre de Coubertin Pierre de Coubertin La Chronique de France, 1906

Comme l’aiguille aimantée revient malgré tout à sa direction fatale, de même l’idée qu’il a en tête s’impose au Normand en dépit de lui-même et parfois à son insu ; une force mystérieuse l’y ramène sans cesse. Par là, Albert Sorel fut vraiment de sa province ; elle se reconnut en lui et fêta ses succès ; il se sentit son fils et l’aima fidèlement. Son « idée » ; c’était l’analyse des grands événements de l’histoire contemporaine ; pour cette besogne, il était fait ; sa curiosité à l’égard de tels événements était inlassable.
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Portrait de Pierre de Coubertin Pierre de Coubertin La Chronique de France, 1906

L’impossibilité pour la chancellerie impériale d’atténuer l’effet produit par le Livre jaune s’y affirmait trop complètement pour que ce dernier n’en acquit pas, tout au contraire, une force nouvelle. Par contre, l’Allemagne avait d’autres atouts dans son jeu. Par une singulière coïncidence, la France elle-même et ses amies ou alliées, l’Angleterre, la Russie, l’Italie et l’Espagne, se trouvaient traverser toutes les cinq des crises intérieures plus ou moins compliquées.
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