Résumé

C.-P. Arnaud Recueil de tombeaux des quatre cimetières de Paris

Sur la droite du socle de l’urne, on lit cette inscription :
Dors, Zélia :
Sommeil ou bonheur,
C’est là même chose. Sur la gauche du même socle, on lit :
Bon jour, Zélia !
Ton père, ta mère, tes amis,
Te saluent. Les couronnes, la guirlande, le bocal de fleurs sont des offrandes des parens et des amis de Zélia. Un beau saule pleureur et des arbustes, toujours verts, ombragent de leurs rameaux le sépulchre de cette fille chérie. Le petit jardin, très-bien soigné, et le silence du lieu invitent le spectateur à une rêverie mélancolique. Le tout est fermé d’un treillage.
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C.-P. Arnaud Recueil de tombeaux des quatre cimetières de Paris

Le respect pour ces précieux restes était tel, qu’un Égyptien trouvait de l’argent à emprunter en donnant pour gage le corps de l’auteur de ses jours, et même de son frère. Indépendamment de cet usage, pratiqué par les Égyptiens, il y avait un cimetière commun où aucun cadavre n’était admis qu’après un jugement public. Si le mort était convaincu d’avoir mené une vie scandaleuse, ou d’avoir commis quelque crime, on lui refusait une sépulture honorable, et on le jetait dans une espèce de voierie ou de fosse, qu’on nommait le Tartare.
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C.-P. Arnaud Recueil de tombeaux des quatre cimetières de Paris

La cloche funèbre, le drap mortuaire, la bêche, le tombeau, la fosse humide et profonde, les ténèbres et les vers, tous les fantômes qui s’élèvent sur le soir de la vie et obsèdent le vieillard, sont la terreur des vivans. Victime de sa folle imagination et malheureux par son erreur, l’homme invente une mort qui n’est point celle que la nature a faite, et par la crainte d’une seule, il en éprouve mille.
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