Résumé

Stéphane Conte Promenades au cimetière de la Madeleine… (1847)

Ce jeune homme, que la mort a si prématurément ravi à sa famille, était fils unique de M. Porion, adjoint à la mairie d'Amiens. Telle est l'aveugle furie du trépas, qu'elle promène sa faux cruelle au sein des familles, sans pitié pour de touchantes affections, pour des regrets éternels, pour le bonheur surtout qu'on réservait à ceux qu'elle moissonne. Certes, si l'avenir se dessinât jamais, riche d'espoir et de bonheur pour un jeune homme, c'était pour celui-ci, que l'amour de ses parents entourait de tant de sollicitude.
Source : Gallica

Stéphane Conte Promenades au cimetière de la Madeleine… (1847)

Que le flambeau sanglant de la guerre civile Allume en tous pays des révolutions, La tourmente en passant respecte votre asile Que protège sans cesse un silence pieux, Qui n'est interrompu que par de saints cantiques, S'envolant de la terre au Royaume des Cieux Pour éloigner de nous les misères publiques.
Le monument de M. Caron-Vilel joint cette dernière sépulture. Il est dans le goût antique et en pierre. Sur le socle est gravé en creux le nom de la famille. Le fût est orné , de chaque côté , d'un flambeau renversé, supportant chacun l'extrémité d'une guirlande de cyprès.
Source : Gallica

Stéphane Conte Promenades au cimetière de la Madeleine… (1847)

Un fort beau tronçon de colonne en marbre noir qu'entoure, à l'élévation supérieure, une gracieuse couronne composée de roses, de reines-marguerites, de fleurs de pavots et de feuilles de lierre, s'élevait sur cet emplacement. Un ange pleureur en beau marbre blanc, qu'on regrette de ne plus revoir , M. Deforceville en ayant fait l'acquisition, surmontait cette colonne. Il n'est plus donné maintenant qu'aux amis de l'artiste que nous venons de nommer d'admirer ce chef-d'œuvre, qu'il a placé dans son
jardin.
Source : Gallica

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