Wilfred Monod, Verdun (un diptyque) (1922)
“ L'immensité même du désastre empêche l'imagination de l'embrasser. Tel hameau, dans la banlieue de Verdun, avec ses toits crevés, ses maisons éventréesi, ses murailles découpées en scies, produit plus d'impression qu'une localité anéantie, et dont la poussière se confond avec celle du chemin. LE FORT DE VAUX. — Nous gravissons, à pied, le Fort de Vaux. Une alouette invisible chante, l'alouette gauloise, ivre de soleil. Elle n'a pas besoin, elle, d'arbres pour nidifier ; de la terre et du ciel, voilà ce qu'elle demande, et elle délire de joie en montant vers la lumière. ”
